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Le jeu vidéo, des pixels au musée

Selon une récente étude du Ministère de la Culture sur les représentations culturelles, 63% des Français considèrent que les jeux vidéo ne relèvent en aucun cas du domaine de la culture, 29 % estiment qu’ils en relèvent parfois, et seuls 7% pensent qu’ils sont par nature des objets culturels. Si peu de considération pour un loisir par ailleurs massivement pratiqué peut étonner : les jeux vidéo font ainsi partie des « pratiques très répandues parmi les français [qui] ne sont pas considérées comme de la culture, même par leurs pratiquants les plus assidus ».

De nombreux arguments sembleraient pourtant faire pencher la balance dans le sens d’une légitimation du jeu vidéo dans le domaine culturel : les processus de fabrication du jeu vidéo relèvent tous ou presque de métiers créatifs et culturels : écriture, scénarisation, game design, graphisme, sound design, programmation, etc. La diversité des contenus et des genres, ainsi que la constitution au cours des années d’un corpus de références communes et incontournables connues par la majorité des membres de la société semble aller dans le même sens.

Enfin, le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication à ce qu’il considère être la « première industrie culturelle mondiale », comme la reconnaissance que traduit l’inclusion du jeu vidéo dans les collections et les actions culturelles de nombreuses grandes institutions ou encore les grandes expositions qui lui sont consacré sembleraient devoir conduire à une plus grande légitimité publique. Et bien, ce n’est pas le cas. Alors, le jeu vidéo, une culture en voie d’institutionnalisation mais sans légitimité sociale ?

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