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Mai 68 en affiches 5/5 : la France embastillée

affiche de Mai 68 - la France embastillée
photographie d’Alain Gesgon
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histoire
Le 8 mai 68, un comité de grève se met en place à l’École des Beaux-Arts de Paris. Des artistes et intellectuels rejoignent les étudiants et, ensemble, ils organisent la grève : des assemblées générales se tiennent quotidiennement et, très vite, les premières affiches sont imprimées puis diffusées. Le collectif réalise d'abord des lithographies, puis des sérigraphies. Cette technique permet en effet d’intensifier la production et de reproduire une image à des milliers d'exemplaires. 
L’atelier, rebaptisé Atelier populaire, produit en continu les affiches de Mai 68 qui sont ensuite collectées et placardées par les militants sur les murs de la capitale.
Ces affiches constituent un témoignage majeur des événements de Mai 68, à la fois par l’impact des slogans, par la teneur des revendications et par le graphisme percutant, mais aussi par leur mode de conception et de fabrication.
À l’occasion du cinquantième anniversaire de Mai 68, une fresque rassemblant des affiches et des slogans occupe le forum du Centre Pompidou, dans le cadre de l’événement Mai 68 – Assemblée générale.

Balises présente, pendant le mois de mai, quelques-unes de ces affiches commentées par Alain Gesgon, collectionneur d’affiches et témoin de Mai 68.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


Affiche en sérigraphie, tirée pour le 14 juillet 1968 par l’Atelier populaire, qui continue à produire de contestataires affiches, et à les imprimer là où les CRS ne sont pas encore intervenus. La Fac de Jussieu et celle de Censier vont servir de lieux de repli et d'ateliers d'impression clandestins.
En quittant l’École des Beaux-Arts, les sérigraphes révolutionnaires avaient emmené, avec eux, les cachets-signature. Ils continuent à les apposer sur les affiches produites.
Ici, les lampions de la fête nationale ne donnent pas leur traditionnelle lumière festive, les barbelés enserrent la France, et la répression continue.
Dans quelques jours, le Conseil des ministres va adopter le projet qui réorganise l’O.R.T.F. Cent deux journalistes seront licenciés.


En savoir plus :

Mai 68 - Assemblée générale au Centre Pompidou

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