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Art sonore

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Max Neuhaus, Listen. Brooklyn Bridge - South Street, 1976 (courtesy max-neuhaus.info)

Longtemps la musique s'est définie par opposition au "bruit" (ou aux bruits), utilisant des instruments, des langages et des formes spécifiques dans des lieux définis.

Le 20e siècle a rendu cette définition caduque. Mais aussi loin que l’on repousse les limites du langage, des instruments ou des formes, ce qu’on entend encore par « musique » continue de renvoyer peu ou prou à ces constituants.

L’irruption de pratiques dont les pionniers furent Russolo, Cage ou le Sonic Arts Union vise à remettre purement et simplement en question les limites entre musique et bruit(s). Plutôt que de faire entendre autre chose, il s’agit alors d’écouter autrement, essentiellement par la mise en place de dispositifs et d’installations.

La conférence du philosophe Bastien Gallet "L'art sonore est-il un art des bruits ?"  ferme le cycle de conférences "L'expérience de l'expérimentation" dirigé par Matthieu Saladin et organisé par Les Instants Chavirés durant l'année 2011.

Selon Bastien Gallet« l’installation sonore est musique à condition que l’on comprenne la musique autrement, non plus comme l’art des sons, mais comme l’art des étendues (et des durées) sonores, en relation avec des lieux dont elle dispose ou qu’elle invente. »
 

Chaque époque a ses références. Depuis l'air des "machines", notre environnement sonore ne cesse d'être envahi par le bruit, sans aucun aménagement ou presque, le bruit s'organise de façon aléatoire et presque chaotique, certains espaces sont même nocifs par leur forte amplitude. De nos jours, les gens sont très familier à ses espaces sonores et ces sons riches en enharmonies. De toute façon, pour l'instant, ces espaces sonores sont tout à fait incontrôlable. Le compositeur a, donc, un rôle prépondérant dans cet espace où nous vivons et ce pour mieux l'organiser...

Samuel Clément : 11/03/2017 20:01
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