Publié le
30/11/2018
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Les penseurs face au transhumanisme

Gilbert Hottois, philosophe et Jean Mariani, neurobiologiste sont invités à questionner le mouvement culturel et intellectuel du transhumanisme et revenir sur les différents courants de pensée qui lui sont liés lors de la rencontre « Tous immortels avec l’intelligence artificielle ? », organisée par la Bpi en novembre 2018, pour le cycle sur les intelligences artificielles.


Gilbert Hottois définit le transhumanisme comme un courant d’idées qui encourage l’usage de technologies matérielles pour améliorer les capacités physiques, cognitives, émotionnelles et morales de l’homme. Au 20e siècle, différents penseurs s’interrogent sur ce terme. Le biologiste britannique Julian Huxley, évoque l’idée que l’homme peut aller au-delà de sa condition en s’aidant de la science et de la technique.
Le paléontologue français Pierre Teilhard de Chardein aborde le transhumanisme du point de vue religieux : l’homme peut transcender sa condition en se rapprochant de Dieu. Sa vision est proche de celle de Saint-Paul qui parle de “revêtir l’homme nouveau” et de celle de Dante Alighieri dans la Divine Comédie (qui invente le verbe italien trasumanar, en français transhumaner).
Le philosophe suédois Nick Bostrom est le principal opposant à la pensée transhumaniste. Il formule deux hypothèses sur le devenir de l’humanité : son extinction et une amélioration de l’espèce humaine de manière indéfinie. Cette problématique du transhumanisme s’inscrit dans une temporalité longue. Les progrès technologiques dans ce domaine sont encore à l’état d’expérimentation. L’homme augmenté par des manipulations biologiques soulève des questions d’ordre éthique et philosophique, précise Jean Mariani.





Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Les intelligences artificielles"
 

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