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Le végétarisme, tendance ou mode de vie ?

La part d’aliments carnés dans notre alimentation permet de définir un type de régime. Réduire sa consommation de viande témoigne du souci d'avoir une alimentation plus saine et plus responsable. Cela représente souvent une prise de position en faveur des animaux, voire un engagement militant.

La tendance

Les scandales sanitaires comme celui de la vache folle, l’implication des produits carnés dans la survenue de cancer, les conditions d’élevage et d’abattage des animaux, l’usage des pesticides... ont contraint bon nombre de consommateurs à lever le nez de leur assiette et à s’interroger sur son contenu. Ce questionnement a conduit à une modification de la consommation alimentaire. Désormais, en France, 7 personnes sur 10 (69 %) consomment au moins une fois par mois du bio (Agence BIO / CSA* de janvier 2017). Et selon un sondage pour TerraEco de 2016, 3 % des Français seraient végétariens et 10 % seraient prêts à le devenir. Cette tendance est confirmée par la croissance de l’offre végétarienne et végane dans les commerces et les restaurants ainsi que par la baisse de la consommation de la viande de 12 % en dix ans. En 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSE) a préconisé une baisse de la viande rouge et de la charcuterie dans son Programme national nutrition santé (PNNS) prenant ainsi en compte les conclusions du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2015 qui faisait un lien entre consommation de viande rouge et cancer. Les circonstances sont réunies pour favoriser des comportements a minima de flexitariens, ces personnes qui consomment occasionnellement de la viande.

Un mode de vie et une philosophie

Réduire sa consommation de produits carnés relève d'un certain état d'esprit et demande une implication qui va souvent au-delà d’une mode ou de la recherche “égoïste” d'amélioration de sa santé. Les motifs évoqués peuvent être écologiques, éthiques, sociaux…
La diminution de la viande est un combat pour le respect de l’animal et contre l’élevage, et par conséquent, une participation à la protection de la planète.
L’absence de viande s’apparente plus au refus de se nourrir de la chair d’un animal tué et de lutter contre le spécisme. Ce débat n’est pas neuf, puisque dès l’Antiquité, Plutarque s’attaquait au paradoxe du carnivore et rappelait le meurtre initial, à l'origine de toute consommation animale. Mais, en période de changement des comportements et de lutte pour un monde plus responsable, la cause rencontre un écho plus favorable.
Pour les végans, qui ne consomment aucun produit impliquant l’exploitation d’un animal, il s'agit bien d’une démarche militante, d’un mouvement social qui peut s’accompagner d’actions sur le terrain - parfois violentes, comme les attaques de boucheries qui ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Mais pour la plupart des végans, les actions se résument à mettre en adéquation leur mode de consommation et d'alimentation et leurs convictions, débattre autour de ce mode de vie qui questionne, partager les informations pour faire avancer la cause animale et la publication de recettes afin d'achever de convaincre ceux qui seraient tentés de les rejoindre.

Quelques régimes alimentaires

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