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Itinéraire beat #3 : la Villa Muniria

Villa Muniria, Tanger
The Villa/Hotel Muniria, by Kent MacElwee [CC BY-NC-ND 2.0] via Flickr, 2015
Jusqu’au 3 octobre 2016, le Centre Pompidou expose la Beat Generation, à travers un parcours initiatique allant de New York à San Francisco, en passant par Mexico, Tanger et Paris. Sur la route comme dans la vie, sans jamais s’arrêter, les Beats ont tout expérimenté - la liberté, le plaisir, la révolte et les paradis artificiels. Retour sur une poignée d’adresses, qui furent le creuset d’une révolution syntaxique, morale, mystique et sexuelle.
Hotel El Muniria
1 rue Magellan
Tanger

Porte de l'Orient, la Tanger d’après-guerre est un havre permissif pour nombre d’écrivains et d’artistes. Héroïnomane, solitaire et fauché, William S. Burroughs y échoue en 1954, bientôt rejoint par Allen Ginsberg, Jack Kerouac, Gregory Corso et Peter Orlovsky. C’est dans la chambre d’une petite pension minable, la Villa Muniria, qu’il compose l’essentiel du Festin nu. Le roman, écrit de façon compulsive, est une descente paranoïaque et hallucinée au cœur de la drogue - de toutes les drogues - dont Tanger est la fantasmatique « Interzone ». En dynamitant les codes littéraires, William S. Burroughs signe à son tour une œuvre majeure de la littérature Beat.


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