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de ligne en ligne numéro 21 - octobre à décembre 2016

Marie-Hélène Gatto, Bpi *À lire : *À découvrir sur Balises, le webmagazine de la Bpi : Le Canard enchaîné fête ses 100 ans ! Laurent Martin Le Canard enchaîné, histoire d’un journal satirique (1915-2005) Nouveau Monde éditions, 2005 07.11 CAN Fin L’anticléricalisme Le Canard enchaîné s’inscrit dans la tradition de la caricature anticléricale française qui s’attaque principalement, depuis son origine, aux membres du clergé catholique. Celle-ci est particulièrement virulente au xixe siècle et au moment de la séparation de l’Église et de l’État, qui précède de peu la naissance du Canard enchaîné. La grande période de l’image anticléricale s’achève cependant avec les premières décennies du xxe siècle. Pour autant, les différences idéologiques entre Le Canard enchaîné et l’Église demeurent, que ce soit en 1975 au moment de la loi Veil, ou plus récemment sur le mariage pour tous. L’esprit de sérieux Lors de la Première Guerre mondiale, les membres de l’Académie française étaient souvent des va-t-en-guerre. Donc des adversaires naturels du Canard enchaîné. S’ils restent une cible du volatile, c’est qu’ils incarnent, pour le journal satirique, l’esprit de sérieux, notamment à travers un décorum suranné. Le Canard enchaîné partage pourtant avec les immortels le goût de la langue française. Chez lui, ce goût s’illustre dans les parodies, les contrepèteries, les calembours, l’humour potache. Et preuve que Le Canard enchaîné n’est pas insensible aux lauriers, il décerne chaque semaine « la noix d’honneur », « le mur du çon » ou « le melon d’or ». Dessin Cabu © V. Cabut 27 en image : De l'encre et des plumes


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