Publié le
28/06/2019
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Le temps comme moyen de penser les villes

Lors de la rencontre « Villes désirables ? », organisée en juin 2019 à la Bpi, les intervenants se sont questionnés sur la place du temps dans la conception et la gestion des villes.
 

Les villes font face à différentes problématiques liées au temps. Avec l’allongement de la durée de vie des habitants, les rythmes de vie et de travail sont de plus en plus diversifiés et individualisés.

Catherine Dameron, responsable du Bureau des temps à Rennes, présente son service qui analyse
les usages temporels d’un espace public ou d’un bâtiment sur une période donnée. Elle parle des rythmes par lesquels un territoire se structure et fonctionne comme les rythmes scolaire, biologique ou de travail, le temps de transport et les périodes d'ouverture des commerces. Des inégalités temporelles existent du fait de ces différents rythmes. Ils peuvent générer des conflits d’usage temporel entre les populations.

Selon Thierry Paquot, philosophe et urbaniste, « la vie urbaine est une affaire de temporalités. Il est nécessaire de tenir compte de la chronobiologie spécifique aux humains et au vivant pour ménager un lieu ». Il prend comme exemple le concept de chronotope, c’est-à-dire la manière dont une ville évolue dans le temps long et dans l’espace selon des rythmes quotidiens, hebdomadaires et saisonniers

Mathieu Labonne, codirecteur du mouvement citoyen Les Colibris, explique que « la ville ne peut être désirable et résiliente que par une somme de quartiers et de petits immeubles ». Il établit un lien entre la notion d'« archipélisation » d’Édouard Glissant et la notion de ville désirable.





Rencontre organisée dans le cadre du cycle « Les formes de la ville »
 

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