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Beaubourg, les génies du lieu 8 : la chenille

L'escalator vitré ou chenille apparent, sur la façade ouest
Façade Ouest. Photographe : G. Meguerditchian (2004) [CP-2] © Centre Pompidou – MNAM-CCI - Bibliothèque Kandinsky - G. Meguerditchian
Le 31 janvier 1977, un ovni architectural est inauguré sur le plateau Beaubourg. “Ça va faire crier !”, prédit Georges Pompidou, à l'initiative du nouvel édifice provocateur. Quarante ans après, c’est le temps de la reconnaissance des génies du lieu qui n’ont rien perdu de leur profonde originalité et de leur modernité.
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La signature graphique de Beaubourg

“Les baladins investirent la piazza, la palabre pris possession du Forum, l’escalator en plein ciel élevait le corps et l’esprit ; on s’y embrassa beaucoup“. (Germain Viatte)
L’escalator, telle une chenille ondulant sur la façade, signe l’identité graphique du Centre. Elle lui donne une image dynamique et de mouvement ascensionnel, dans un esprit de mécanique ludique, contribuant à sa réputation d’anti-monument, non intimidant.
“Les escaliers mécaniques de la façade principale expriment à la fois la fonction qui leur est propre, et l’importance que revêt plus généralement le mouvement des visiteurs dans la conception du Centre. L’optimisme dont ce dernier fait preuve résulte aussi de cette lisibilité”. (Richard Rogers)
Espace de circulation, comme une rue supplémentaire, la chenille est aussi, par sa transparence espace de contemplation vers le paysage extérieur. Tout au long de la montée, la ville se dévoile progressivement, offrant au visiteur une première expérience esthétique, jusqu’au sommet de Beaubourg, d’où l’on a sans doute l’une des plus belle vue sur Paris. C’est la chenille qui inspire le graphisme du logo du Centre Pompidou conçu par Jean Widmer, toujours en service depuis quarante ans !  
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