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Front de mer à La Nouvelle-Orléans, par Walker Evans

Front de mer à la Nouvelle-Orléans
Waterfront in New Orleans. French market sidewalk scene. Louisiana, 1935, Library of Congress [Public domain]
Walker Evans (1903-1975) reste l'un des photographes américains les plus importants et les plus influents du 20e siècle. Du 26 avril au 14 août 2017, le Centre Pompidou lui consacre sa première grande rétrospective française, en exposant près de 300 photographies. A cette occasion, Balises revient sur une œuvre, qui, du début des années 1920 à la fin des années 1970, sut documenter avec force et réalisme l’Amérique moderne.
A partir de 1934, Walker Evans photographie les régions qu'il traverse au gré de ses reportages : Pennsylvanie, Louisiane, Alabama. Pour lui, les villes représentent la quintescence de la modernité. A la manière d'un Atget américain, il n'a de cesse de photographier les bâtiments, les rues, les enseignes, c'est-à-dire tous les signes de l'American way of life en train de se construire. C'est pourquoi, Clément Chéroux, commissaire de l'exposition, qualifie la photographie de Walker Evans de "vernaculaire": cette rue de La Nouvelle-Orléans est en effet aussi typique qu'ordinaire. Mais c'est surtout la manière de photographier qu'il faut souligner ici : son "cliché" ne cherche pas à être beau, il est volontairement "sans effet artistique", loin du pictorialisme d'un Stieglitz. Peu importe que la photographie soit décadrée et le plan parasité, c'est ce nouveau monde industriel tel qu'il est, avec ses anonymes, ses poteaux électriques, ses fumées. 
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