Publié le
07/09/2020
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Pamela Varela questionne la mémoire du corps

La cinéaste chilienne Pamela Varela parle d’identité et d’exil lors d'un entretien organisé par la Cinémathèque du documentaire à la Bpi pour présenter le cycle « Chili, cinéma obstiné » qui se déroule à l'automne 2020 au Centre Pompidou.
 

Pour Pamela Varela, « l’identité est liée à la mémoire du corps ». L'artiste explique qu'elle s'est elle-même construite à travers le temps, les expériences et les rencontres. Elle se demande à quel point le fait de parcourir différents territoires physiques et culturels retentit sur la manière dont une personne exilée construit sa propre identité. Son film Madame Cléante n’ira pas au cimetière (2016) parle de cet exil politique forcé.
Pamela Varela explique que de nombreux cinéastes chiliens exilés se sont questionnés sur la perte de l’identité, comme Patricio Guzmán dans Le Bouton de nacre (2015) ou Carmen Castillo dans Rue Santa Fe (2007). D’autres réalisateurs, comme Ignacio Agüero, ont plutôt évoqué les problèmes politiques du Chili depuis l'intérieur du pays. Par exemple, dans le moyen-métrage Como me da la gana (1985), ce dernier s’entretient avec des cinéastes qui sont en train de tourner des longs métrages alors que le Chili est encore sous la dictature d'Augusto Pinochet. C’est un cinéma du quotidien qui parle des gens ordinaires. Dans la même lignée à la fois sociale et intime, le couple de cinéastes Carolina Adriazola et José Luis Sepúlveda, s’intéresse de nos jours aux populations marginales des faubourgs de Santiago du Chili, dans le film Harley Queen (2019) notamment.

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