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Brève

Le nombre des "Pure players" a augmenté de plus de 70% en 5 ans

434 "Pure players" ont été comptabilisés par la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) en mars 2018, contre 255 en 2013. Un taux de croissance qui souligne la transformation du paysage de l'information en France et les nouveaux usages numériques.


Service de presse en ligne ou "Pure player" ?

« On entend par service de presse en ligne tout service de communication au public en ligne édité à titre professionnel par une personne physique ou morale qui a la maîtrise éditoriale de son contenu, consistant en la production et la mise à disposition du public d’un contenu original, d’intérêt général, renouvelé régulièrement, composé d’informations présentant un lien avec l’actualité et ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique, qui ne constitue pas un outil de promotion ou un accessoire d’une activité industrielle ou commerciale. » (source : site de la CPPAP)

Depuis 2009, la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) est chargée d'attribuer la qualité de service de presse en ligne aux éditeurs qui remplissent les 10 critères prévus par la loi (décret du 29 octobre 2009). Cette qualité recouvre donc aussi bien les sites Internet des titres de presse papier que les "pures players", c'est-à-dire éditeurs de presse travaillant uniquement en ligne, comme Rue89, Mediapart, Les jours, etc. En revanche, "les sites Internet personnels et les blogs, édités à titre non professionnel", ne peuvent prétendre à ce statut.

Une évolution rapide mais qui se stabilise

Alors qu'en 2010 la commission comptabilisait 286 services de presse en ligne, ce chiffre a considérablement augmenté, passant à 639 en 2013 pour atteindre 947 en mars 2018, soit une augmentation de 48,2% sur les cinq dernières années.
La part des "pures players" a suivi une courbe de croissance encore plus importante : 255 en 2013 et 434 en 2018, soit une augmentation de 70,19% entre 2013 et 2018.

Cependant, entre 2016 et 2018, les chiffres sont restés assez stables : 949 services de presse en ligne qualifiés en 2016 contre 947 pour 2018 et 431 "Pure players" en 2016 contre 434 en 2018.

Des réalités économiques très disparates

Enfin, le nombre de "Pure players" évoqué plus haut ne nous donne pas de visibilité sur le nombre de nouveaux titres et le nombre de titres disparus. Il n'est pas non plus révélateur de leur viabilité. Les modèles économiques sont extrêmement diversifiés car ils relèvent encore de l'expérimentation du point de vue de leur rentabilité.  En 2016, plus de la moitié (55,66%) des dossiers examinés par la CPPAP étaient des services entièrement gratuits, contre 8,67% proposant une offre exclusivement payante. L'étude de 2012 portée par le ministère de la Culture et de la Communication montrait déjà la variété des modèles économiques proposés par la presse en ligne : financement par la publicité, modèle du groupage (financé par l'un des supports), Freemium, modèle participatif, modèle d'abonnement exclusif.

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