Publié le
08/11/2018
Vidéo
Appartient au dossier :

L'empathie machine

Dans le cadre du cycle Les intelligences artificielles, la rencontre fait le point sur les différents robots conversationnels et leur capacité d’empathie. La simulation de l’empathie est possible chez ces entités virtuelles. Au moyen d’une banque de données (mimiques du visage, intonations de voix…), elles peuvent identifier une probable émotion humaine. Elles ont également la possibilité de comprendre des états émotionnels et d’émettre des hypothèses scientifiques, on parle d’empathie cognitive. Les robots conversationnels ne sont néanmoins pas capables de ressentir des émotions, l’empathie « mature » leur est impossible.
Aujourd'hui, il existe une « économie de la confidence » précise Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste. Les robots conversationnels peuvent émettre des suggestions sur notre mode de vie (conseils nutritionnels, sportifs…) en se basant sur nos habitudes. Leur présence dans les foyers questionne sur leur pouvoir de nous influencer et de mobiliser nos émotions au quotidien. Laurence Devillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne, souligne que le concept d’anthropomorphisme s’applique aux robots conversationnels. À terme, le risque est que l’homme leur attribue des émotions et des comportements humains.

 




Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Les intelligences artificielles"
 

À retrouver dans la WebTV / WebRadio
 

Auteur :
CC BY-NC-SA 4.0