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Adoption et nouvelles techniques de procréation

L’infertilité de couples désireux d’avoir des enfants a encouragé l’adoption, (entre 3000 et 4000 enfants chaque année) autorisée pour les couples hétérosexuels et des célibataires. Mais les difficultés d'obtenir celle-ci et les progrès médicaux ont encouragé la recherche d’autres solutions . 
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«ICSI» par Eugene Ermolovich (CRMI) — Travail personnel [CC BY SA 3.0] via Wikimedia Commons
La procréation médicalement assistée (PMA), notamment, qui est autorisée actuellement uniquement pour les couples hétérosexuels infertiles : 1500 enfants environ naissent chaque année d’insémination avec donneur masculin ou de dons d’ovocytes. En imitant le modèle de la  filiation biologique, elle pose, comme pour l'adoption, le problème de l'anonymat du don.  Or l’on constate que l’exigence de transparence et de vérité sur les filiations faisant intervenir des tierces personnes est fondamentale pour les enfants. A travers la parenté adoptive ou dans l'Assistance médicale à la procréation, la filiation auparavant assujettie au biologique, revêt une dimension sociale : les parents ne sont plus uniquement les géniteurs. La parentalité est dans l’amour porté à l’enfant, et non dans les liens de sang. La Gestation pour autrui (GPA), soit le recours à une mère porteuse est interdite en France, mais pratiquée et encadrée dans certains pays. Elle pose des problèmes bioéthiques : doit-on autoriser le recours à une procréation qui fait intervenir des tierces personnes, anonymes ou non, et des rémunérations, au risque de la marchandisation des gamètes, des fœtus et des corps ? Vaut il mieux la légaliser pour l'encadrer ou continuer à l'interdire ?
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