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Analyse

Chagall, Soulages, Benzaken... : le vitrail contemporain

"Il vaut mieux s'adresser à des hommes de génie sans la foi qu'à des croyants sans talent"  

Père Marie-Alain Couturier

Du 18 mai au 21 septembre 2015, la Cité de l’architecture et du patrimoine propose l'exposition "Chagall, Soulages, Benzaken… : le vitrail contemporain".
Depuis longtemps, le vitrail fait partie des édifices religieux. La France est l'un des pays les plus riches au monde dans l'art du vitrail. Par son éclairage mystique, il invite croyants et visiteurs à la prière et à la méditation.
En quoi l’art du vitrail contemporain se différencie-t-il de celui du passé ? C’est à cette question que l’exposition de la Cité de l’architecture et du patrimoine tente de répondre.


Sommaire :  

Le vitrail ancien

Tête du Christ
"Christ de Wissembourg", vitrail provenant probablement de l'abbatiale de Wissembourg, Bas-Rhin, vers 1060 (?)  (Wikimedia commons, Domaine public)

Lorsque le vitrail fait son apparition au Moyen âge c'est en tant qu’œuvre artistique : les habitations disposent en effet depuis longtemps d'éclairages intérieurs. Le plus ancien vitrail connu (une tête du Christ) se trouve à l'abbatiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg, près de Strasbourg. Il a été créé en 1060. A cette époque, les vitraux sont colorés de tons gris, brun, noir qui sont employés pour souligner les ombres ou les draperies des personnages. Des motifs végétaux les accompagnent (acanthes, feuilles, motifs perlés, etc.). 
Vitrail cistercien
Vitrail cistercien de l'abbaye de Pontigny (Wikimedia commons, Domaine public)

Mais un ordre religieux austère apparaît et bannit toute forme d’illustrations : les cisterciens. Fondé par Bernard de Clairvaux, cet ordre privilégie la prière et la contemplation. Les vitraux de ses monastères, cloîtres, abbayes sont incolores ou de teintes pâles, composés de résilles, de figures géométriques ou abstraits qui rappellent des entrelacs ou des motifs floraux. 
Vitrail gothique
Vitrail de Saint-Yves. 1ère absidiole droite du chœur de l'église Saint-Étienne du Val-d'Izé (35), photo de GO69 (Wikimedia commons ,CC BY-SA 3.0)
A l’époque gothique, les chapelles et les cathédrales s’élèvent vers le ciel. Les vitraux deviennent plus audacieux. Leurs formes s’agrandissent et se diversifient. Les cathédrales de Paris, Chartres, Reims, Metz et bien d’autres encore s’illuminent. Leurs verrières deviennent de véritables dentelles. Les couleurs principalement recherchées sont le rouge, le bleu, l'émeraude, le jaune, le noir. Malgré le format gigantesque des vitraux, ces "cathédrales de lumière" demeurent relativement obscures.

Ce n’est qu’à partir du 17e et du 18e siècle que les églises baroques et classiques voient leurs verrières s’éclaircir. Cette clarté met en valeur les œuvres d’art conservées dans ces édifices : peintures, draperies des statues de saints ou vierges, orfèvreries ciselées des ciboires, des bougeoirs, des autels... Pendant ce Siècle des Lumières, certains vitraux médiévaux sont détruits parce qu’ils sont assimilés à une forme d'obscurantisme. Leur symbolique et leur iconographie ne sont plus comprises. Quelques-uns ont été recréés de toutes pièces dans le style classique, d’autres ont été recomposés à partir de verres détruits mais récupérés comme à la cathédrale Saint Nazaire de Béziers.
Vitrail allégorique
Vitrail de l'église Saint-Louis-en-l'Île, photo de  MBZT (Wikimedia commons, CC BY 3.0)
Après la Révolution française et ses nombreuses destructions, le 19e siècle remet le vitrail au goût du jour dans le style néogothique. Ce style est né en 1831 en même temps que la parution du roman "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo, baignant toute une génération d’écrivains romantiques dans une atmosphère médiévale. C’est ensuite au tour d’Eugène Viollet-le-Duc, architecte, décorateur mais aussi cartonnier de vitraux, de réinterpréter ces références moyenâgeuses pour restaurer, entre autres, la cathédrale Notre-Dame de Paris et la Sainte Chapelle. Dans les églises, les vitraux racontent l’histoire de la Bible et des récits de la vie domestique ou paysanne. Du Moyen âge à la fin du 19e siècle, les vitraux comme les sculptures des chapiteaux jouent le rôle de "Bible d’images" à valeur pédagogique destinés aux croyants qui ne savaient pas lire.

Dans certains monuments religieux, les vitraux révèlent des scènes allégoriques, historiques, patriotiques. Consacrée au roi de France Louis IX, l'église Saint-Louis-en-l'Île possède un vitrail représentant Saint Louis en pleine dévotion. La basilique de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis montre un vitrail évoquant le roi des français Louis-Philippe rendant visite à la basilique. Parmi les départements français, la Bretagne, ancrée dans ses traditions et légendes, se révèle la plus patriotique dans l’illustration de ses vitraux religieux : A Saint-Martin-des-Champs dans le Finistère, une série de vitraux de la chapelle Notre-Dame de la Salette rend hommage aux soldats combattant les prussiens lors de la guerre de 1870.
 
 

Au 20e siècle, quand le vitrail devient verrière

Véranda Art nouveau
Véranda dite de la Salle par Jacques Gruber, 1904, photo de  Alexandre Prévot (Flickr, CC BY-NC-SA 2.0)
Vers la fin du 19e siècle, le vitrail connaît un nouveau succès. D'abord "mystique" il devient  profane en s’installant dans les habitations cossues dotées de fenêtres, bow-windows, vérandas ou jardins d’hiver. Pendant la Belle Epoque et l’Exposition universelle de 1900, l’Art nouveau lui redonne ses lettres de noblesse. Fascinés par cet art du verre, Majorelle, Grasset, Gallé, vont fournir des éclairages colorés aux intérieurs. Ils vont imaginer des motifs végétaux ou animaliers tout en courbes accompagnant des jeunes filles en fleurs. A l'inverse, l’Art déco des années 30 joue sur la géométrie. Le joaillier Louis Barillet s’intéresse lui aussi à l’art du vitrail. Louis Comfort Tiffany crée des abat-jours aux multiples coloris pour filtrer les sources éblouissantes des bougies ou des ampoules électriques. Pour ces abat-jours, Tiffany utilise le même procédé que les verriers : le plomb sert à réunir un patchwork de verres.

Le vitrail s’invite dans les bâtiments publics (baies vitrées des gares, des restaurants ou brasseries, plafonds de verres des grands magasins, hôtels de villes, mairies, bains municipaux). Dans ce cas, l’expression "vitrail" devient inapproprié et on lui préferera celui de "verrière".
Vitrail Art déco
Situés à la maison de la Formation de Longlaville (anciennement Grands Bureaux des Aciéries de Longwy), ces vitraux exceptionnels de style Art Déco (1928) se répartissent sur 4 étages en 27 verrières qui retracent les métiers de la sidérurgie dans les années 20. Dessinés par Louis Majorelle, ils seront réalisés après sa mort. photo de Cédric Amey, (Wikimédia commons, CC-BY-SA-3.0)

Le vitrail contemporain

A partir de 1945, l’art du vitrail se renouvelle radicalement tant du point de vue artistique que du point de vue technique.
Pendant les deux Guerres mondiales, de nombreux édifices religieux ont été bombardés. Ceux qui ont été endommagés partiellement se voient souvent privés de leurs vitraux anciens en raison de leur fragilité. La reconstruction de ces monuments donne naissance à un nouveau style. Chapelles, églises, cathédrales deviennent plus modernes. De nouvelles matières comme le béton apparaissent. Comme la pierre, le verre connaît des mutations chimiques dans sa composition et sa texture. Inventées pendant l’Entre-deux-guerres, les dalles de verre connaissent leur âge d’or dans les années 1950-1960. Le vitrail devient plus clair, plus monochrome, moins nuancé. Ses motifs deviennent plus abstraits. Certains vitraux se transforment en larges pans de dalles de verre aux formes irrégulières. D’autres se sculptent, voient leur transparence modifiée.
 
Vitrail de Chagall à la cathédrale de Metz
Cathédrale de Metz, - vitrail de Chagall : La création (photo de LaurPhil ,CC BY 2.0 Flickr))

A cet aspect matériel, s’ajoute l’aspect immatériel, spirituel. Au début des années 1960, le Pape Jean XXIII propose de revoir les dogmes de la religion. Le Concile du Vatican a pour objectif de rendre la religion plus accessible aux croyants. Ainsi les églises ou les cathédrales voient leur aménagement intérieur évoluer. Si leur aspect extérieur dépend du quartier dans lequel ils s’intègrent, l’architecture intérieure est soumise aux nouvelles règles liturgiques : déplacement de l’autel, du pupitre, suppression de la chaire, mise en valeur des fonts baptismaux. Il s’agit de les construire en un seul espace et non en plusieurs travées ou chapelles, de rapprocher le prêtre des fidèles pour une meilleure participation au culte religieux. Son éclairage se transforme Dans ce contexte, des champs d’expérimentation sont offerts au vitrail lors de la reconstruction ou construction des édifices religieux. Par la puissance des couleurs, par leurs larges surfaces, les vitraux invitent davantage à la spiritualité, à la convivialité des célébrations liturgiques.

Surnommée "La lanterne du Bon Dieu" pour ses 6.500 m2 de surface vitrée, la cathédrale Saint-Etienne de Metz a été le premier édifice à être classé Monument historique en 1955. Depuis cette date, le clergé fait souvent appel à des artistes connus pour créer des vitraux contemporains qui se marient avec les plus anciens. Grâce à l'imagination de Chagall, Bissière, Gaudin, mêlée au savoir-faire des ateliers des maîtres-verriers, l’art du vitrail se réinvente. Les nouvelles commandes s'appuient sur les nouvelles technologies.
L’art du vitrail va connaitre un revirement décisif au moment de la restitution des vitraux de la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte à Nevers dans les années 1970-1980. Ce chantier marque la naissance d'une politique publique de commande des vitraux au sein du Centre national des arts plastiques. De nombreux artistes connus internationalement sont choisis, Jean-Michel Alberola, Gottfried Honegger, Claude Viallat, François Rouan. Les commandes publiques prennent la forme de concours auxquels répond un seul artiste associé à un peintre verrier de son choix.

Parfois, plusieurs corps de métiers sont nécessaires à la création de vitraux originaux : peintres, verriers et sculpteurs. Certains vitraux de la cathédrale de Maguelonne présentent des surfaces ondulées de couleur verdâtre aux reflets bleutés qui rappellent les vagues de la mer. Dans le département du Loire-Atlantique, l’abbatiale Saint-Gildas-des-Bois possède un curieux vitrail représentant un enfant dont le relief s’incruste dans la dalle de verre. L’exposition  "Trésors de sable et de feu" au Musée des arts décoratifs à Paris, montre que le travail du verre subit de nombreuses transformations grâce aux nouvelles technologies. Le vitrail bénéficie également de ces nouveaux procédés qui permettent la recherche de nouvelles transparences.

Des maîtres verriers aux artistes contemporains

Vitrail moderne de la cathédrale de Nevers
Nevers Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte. Vitraux modernes par Jean-Michel Alberola, photo de Henri Moreau (Wikimedia commons, CC BY-SA 3.0)
La plupart des maîtres verriers du moyen-âge sont restés anonymes : la signature individuelle n'existait pas à cette époque. On connait le nom de certains homme de la Renaissance comme Guillaume de Marcillat (1470-1529) qui a peint de nombreux vitraux historiés en France et en Italie, ou Valentin Bousch ( ?-1541), connu pour avoir œuvré à la Cathédrale de Metz. Jean Lécuyer (1480-1556) est l'un des derniers grands maîtres verriers influencé par l’art italien, il a travaillé pour la cathédrale de Bourges. Au 19e siècle, d'autres noms sont passés à la postérité. Installé en Lorraine, l’atelier Champigneulle crée des vitraux souvent récompensés par de nombreuses médailles. Leur succès se répand à travers l’Europe. Nicolas Lorin œuvre dans la région de Chartres d’où il est originaire. Son atelier peut être visité grâce au Centre international du vitrail. Depuis 1900, les maîtres verriers se multiplient. 

En ce qui concerne les artistes du 20e siècle, ils sont sollicités pour leur notoriété ou pour leurs talents de verriers.

Au début des années 1940, Matisse aménage à la demande des sœurs dominicaines la chapelle Notre Dame du Rosaire à Vence dans sa totalité : architecture, vêtements liturgiques, orfèvreries, vitraux. Les motifs choisis rappellent ses œuvres peintes sur toiles. Pour Matisse, il s’agit d’instaurer un dialogue entre peinture et religion. Il déclare ainsi : "Pas de figures, rien que le patron des formes. Imaginez le soleil se déversant à travers le vitrail – il lancera des reflets colorés sur le sol et les murs blancs" ou encore : "j’ai commencé par le profane, et voici qu’au soir de ma vie, tout naturellement, je termine par le divin". Sa chapelle émeut les visiteurs mais sa conception reste encore "traditionnelle" malgré la modernité figurative.
 
 
En 1953, Le Corbusier va révolutionner l’esthétique de la "verrière" en concevant la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp. Son architecture ne respecte aucune norme classique. L’église ne présente aucun côté identique à l’autre. L'éclairage diurne est fourni par une distribution de vitres claires et parfois de verres de couleur. II ne s'agit pas de vitraux ; Le Corbusier estime que ce mode d'éclairage se rattache à des notions anciennes d'architecture et plus particulièrement à l'art roman et gothique.
"II n'y a donc pas ici de vitraux, mais des vitrages au travers desquels on peut voir passer les nuages ou remuer les feuillages des arbres et même circuler les passants".
Au début des années 1960, Jean Cocteau, poète touche à tout et athée, imagine un univers onirique et magique pour créer des vitraux d'inspiration mythologique à l'église Saint Maximin à Metz. Le poète n’hésite pas à dessiner son propre portrait dans une de ses verrières. L’association de la mythologie et de la religion peut surprendre le croyant. Mais ce dernier donnera toujours une interprétation spirituelle à un motif imaginaire.

La ronde des "passeurs de lumière" se perpétue encore jusqu’à nos jours.
En voici quelques-uns :
 
  • Jacques Villon, frère de Marcel Duchamp – le maître du Ready-made, réalise cinq baies vitrées pour la cathédrale Saint-Etienne de Metz. A plus de 82 ans, cet artiste surprend les amateurs d'art par la force colorée des verrières ainsi que par le dynamisme de ses multiples formes géométriques,
  • Jacques Le Chevallier, verrier et vitrailliste, produit des vitraux et des verrières pour le pavillon français de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Figuratifs ou abstraits, ses vitraux font l'unanimité auprès des architectes et maîtres d'ouvrages de l'époque. Dans les années 1920-1930, il collabore avec Louis Barillet au renouveau de l’art du vitrail français (La piscine Molitor, l’hôtel Aga Khan à Paris). En 1959, avec l’aide de son fils, il réalise les vitraux pour l'église Saint-Pierre conçue par l’architecte Henri Pingusson à Metz Borny,  
Le petit-fils de Jacques Le Chevallier commente le documentaire suivant (environ six minutes)

 
 
  • Pierre Soulages, peintre abstrait, connu pour ses tableaux monochromes aux diverses textures et reflets sombres ou lumineux, recherche la transparence ou l’opacité du noir et du blanc dans la matière du verre (Abbatiale Sainte-Foy de Conques),​
     
  • Martial Raysse reprend l’univers de la publicité et de la bande dessinée pour concevoir les grandes verrières de Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance à Paris : une forme de continuité avec l'inspiration pop de ses débuts,
     
  • Claude Baillon allie les techniques traditionnelles et modernes. Il transgresse les règles pour mieux exprimer ses motivations spirituelles. Il suscite des sentiments et des sensations sans jamais raconter une histoire ; notamment pour l’église Notre Dame de L’Espinasse à Millau,

     
  •  Kim En Joong, père dominicain et peintre coréen est réputé pour la fluidité des pigments utilisés dans ses œuvres picturales. L’année 1989 est un tournant important. Il compose des vitraux pour l’église Saint-Jean-Baptiste d’Angoulême, la cathédrale d'Évry, l’abbatiale de Sylvanès dans l’Aveyron…. Ses œuvres ornent non seulement les édifices religieux de France mais du monde : la chapelle du couvent de l'église Sainte Sabine de Rome (Italie), l’église de Graignamanagh (Irlande), la chapelle de la paroisse Sankt Gerold à Bludenz (Autriche)…,  
Le documentaire suivant de quatre minutes nous expose ses créations à la chapelle des moniales dominicaines à Dax :


 
  • Jean-Paul Agosti participe à des réalisations monumentales, il crée des vitraux pour l'église de Bouzy en Champagne, dotés d’une technique innovante sans métal et sans plomb, avec le maître verrier Antoine Benoit,
     
  •  Suzanne Philidet, originaire de Saint-Etienne, est subjuguée par la mystérieuse transparence du verre. Elle crée aussi bien pour les particuliers que pour les édifices religieux. Elle n’a pas hésité à reprendre des verres anciens pour fabriquer des vitraux modernes comme  à l’église Saint-Louis de Saint-Etienne dont elle est originaire,  
  • Carole Benzaken, célèbre pour ses tulipes démesurées et de couleurs vives, a été choisie pour créer des vitraux insolites de l’église Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy dans l’Essonne. Elle a choisi cette fleur pour rappeler la forme du calice, vase sacré liturgique.

  
Les artistes ne travaillent pas seuls à la conception du vitrail mais en coopération avec des maîtres verriers.  Dans leurs ateliers, les verriers mettent leur savoir-faire et les nouvelles technologies à disposition des artistes. Cette collaboration va permettre de réaliser des vitraux prestigieux. C’est le cas de la Verrerie de Saint-Just, fondée en 1826 près de Saint-Etienne, qui offre un dialogue permanent entre les artistes, les designers, les architectes et les maîtres verriers : Chagall, Matisse, Miro, Philippe Starck, Peter Marino
 
Toujours en mouvement, l’art verrier laisse les visiteurs croyants ou athées perplexes ou émerveillés devant les vitraux contemporains, figuratifs ou abstraits, des édifices anciens ou actuels. Pour les artistes et les maîtres verriers de nos jours et à venir, il s’agit de rechercher la spiritualité, le lyrisme voire la magie dans l’illumination des monuments religieux ou civils, de combiner harmonieusement l’art décoratif et l’architecture, de concevoir des œuvres actuelles sans perdre de vue que ces créations nouvelles peuvent côtoyer des verrières du passé.

L'Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville évoque cet art du vitrail contemporain dans un document intitulé"Le vitrail des 20e et 21e siècles en France", un des thêmes de ses journées d'études sur les édifices religieux du 20e siècle en Ile-de-France.
Vitrail moderne Jacques Godin
Maîtresse vitre de l'église Saint Trémeur de Carhaix (29024), travail personnel du peintre, créateur de vitraux Jacques Godin (Wikimedia commons, CC BY-SA 3.0)

Pour terminer cette histoire de l’art du vitrail, une citation d'André Malraux :
 "Je ne comprends pas l’abandon du vitrail qui s’éveillait et s’endormait avec le jour. L’art a préféré la lumière mais le vitrail animé par le matin effacé par le soir faisait pénétrer la création dans l’église du fidèle"

Nous vous remercions pour vos suggestions de lecture, que nous transmettrons. Bien cordialement

Balises : 16/01/2019 15:52

Bonjour, Je m’occupe actuellement d’un ouvrage susceptible d’intéresser votre rédaction il s’agit d’un beau livre consacré au maître-verrier Gabriel Loire : « Les vitraux de Gabriel Loire à Kervignac de verre, de lumière et de foi » - Alain Rocard. Je joins le communiqué de presse. Pouvez-vous, s’il vous plaît, me transmettre les coordonnées du journaliste, ou pigiste à contacter à ce sujet ? Je vous remercie beaucoup. Cordialement Emmanuelle Emmanuelle Scordel-Anthonioz Attachée de presse – Rédactrice escordel@hotmail.com Port : 06 80 85 92 29

Scordel : 11/01/2019 14:50

Bonjour, Sur les vitraux Cocteau de Saint-Maximin, vous auriez pu citer mon ouvrage très complet et très technique sur l'originalité de ce grand poète en matière du vitrail.Voir le lien suivant http://espacetrevisse.e-monsite.com/pages/expositions/les-vitraux-de-cocteau-de-l-eglise-st-maximin-de-metz.html Et par ailleurs faire figurer mes deux ouvrages l'un sur les vitraux de Cocteau et l'autre sur Jacques Villon. Bien cordialement Christian Schmitt www.espacetrevisse.com

christian Schmitt : 29/02/2016 17:48
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