1   Commentaires
Publié le

Le jardin japonais : le jardin zen de Ryoan-ji, Japon

Jardin sec, minéral
Ryoan-ji Rocks, by Sara [CC BY-NC-ND 2.0] via Flickr
Tags :
jardin
De la symétrie du jardin à la française au jardin romantique, du jardin clos au jardin partagé, nous vous proposons cet été de partir à la découverte de ces différents lieux de verdure, autant de déambulations à travers le monde et le temps.
Le jardin japonais est un terme générique qui recouvre différents styles dont les cinq principaux sont : le « tsubo-niwa » (espace d’une cour intérieure); le « karesansui » (jardin zen) ; le « cha-niwa » (jardin de la maison de thé) ; le « kaiyushiki »  (jardin promenade) ; le « shakkei-zukuri » (paysage emprunté). Tous reposent sur trois principes : la miniaturisation, le symbolisme et la capture de paysage. On y retrouve tous les éléments de paysages sous forme symbolique ou simplifiée, dans un espace réduit et clos. Le jardin japonais est donc une représentation idéale de la nature répondant à la philosophie zen et ne peut être réduit à des techniques (utilisation de la courbe et l’asymétrie), un type de plantes (bambou, pin, cerisier, érable…) ou des ornements traditionnels (fontaine tsukubai, lanterne de pierre, statuaire bouddhique, pierres ou pont rouge).

Le karesansui est certainement le plus déconcertant pour les occidentaux. On l’appelle aussi jardin sec, jardin zen ou jardin de méditation ou encore jardin de sables. Beaucoup de temples zen possédaient ce type de jardin. Le jardin du temple Ryoan-ji ou « Temple du Dragon en paix », à Kyōto, inscrit au patrimoine mondial, en est un parfait exemple. Il a été dessiné au 15e siècle par le peintre Sôami. D’environ 200 m2, implanté sur un terrain plat et cerné par des murets simples ou couverts de toit de tuiles, bordé au nord d’une véranda de bois, ce jardin à dominante minérale propose une lecture abstraite et symbolique de la nature. L’eau y est représentée par une étendue de graviers et de sable blanc parfaitement ratissée, la mousse remplace le gazon et évoque l’usure du temps. Quinze roches affleurent par petits groupes de cette mer minérale et jouent avec les perspectives de telle sorte que le regard n’arrive à en distinguer au maximum que quatorze. La quinzième ne se verrait qu’avec l’esprit. Les roches font l’objet d’interprétations diverses : ce sont des montagnes, des moines, une tigresse traversant la mer avec ses petits… Quelques pistes à méditer.

En France, le plus connu des jardins d’inspiration japonaise est le Parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire). Le jardin zen d’Erik Borja (Beaumont-Monteux, Drôme) s’inspire de celui de Ryōan-ji.

 
Auteur :

Il existe une copie du jardin de Ryoanji à Montvendre en Drôme France réalisé telqu'il aurait été à l'origine . Suface 108 tatami, 5 ilots ? Rochers et kaolin originaire de la Drôme;. Donc respectant les règles des dresseurs de pierres données par Mirei Sighemori maître des jardins. Il a les mêmes caractéristiques on ne peut voir les quinze rochers d'un seul regard. Il ne peut y avoir de mousse vu le climat de la région remplacée par de vivaces qui restent vertes toute l'année. La surface correspond au nombre de grains des chapelets bouddhistes, la durée de ratissage en lignes droites correspond à la durée d'un Zazen (méditation assise. Les éléments pour le réaliser furent fournis par des médecins japonais rencontrés au cours de congrès médicaux. Ils avaient rencontré Mirei Sighemori en 196O en visitant Ryoanji avec lui.

Tchamba : 02/06/2020 18:03
Captcha: