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Le Voyage mexicain, Bernard Plossu

Le voyage mexicain photographié par Bernard Plossu
Bernard Plossu, Mexique [Le Voyage méxicain], 1966 © Bernard Plossu
Jusqu’au 3 octobre 2016, le Centre Pompidou expose la Beat Generation, à travers une présentation d'œuvres sonores et visuelles, qui témoignent de la singularité artistique du mouvement et de son influence déterminante dans le développement des contre-cultures contemporaines.
Parmi les œuvres exposées, on trouve Le Voyage mexicain de Bernard Plossu, photographe français incontournable de la Beat Generation.
En 1965, Bernard Plossu, jeune étudiant de 20 ans, part rejoindre ses grands-parents, émigrés d'Indochine, au Mexique. Dans les bars de Mexico, il fréquente les routards américains jusqu'au mois d'octobre 1965, où il décide à son tour de partir sur les routes.

Son « voyage mexicain » dure 14 mois : Bernard Plossu revient avec pas moins de 220 photographies et de nombreuses bobines en super 8. Il immortalise l'errance, le voyage, les scènes de rue, les lieux déserts, mais surtout les rencontres avec l'autre. Il donne à voir une liberté de ton et une poésie nouvelles, à travers une vision intime, que l'on retrouvera tout au long de sa carrière. Les premiers clichés sont publiés en juillet 1974 dans la revue Camera. Les photos sont ensuite regroupées dans l'ouvrage que l'on connaît, aux éditions Contrejour, en 1979. Initié par Claude Nori, le projet porte en lui les germes d'une nouvelle philosophie : la photographie errante, qui se cherche, en transit. Cette philosophie se traduit sur le plan éditorial, avec l’adoption du format poche. L'ouvrage sera réédité en 1990, avant de devenir un objet culte pour les collectionneurs.

Le livre constitue « le manifeste photographique emblématique pour toute une génération ». Il aura une grande influence, notamment en France, où les photographes s’intéressent à ce mélange d'intimité et de liberté.

A propos de Bernard Plossu, Hervé Guibert disait : « Il se laisse aller à ses sensations, aux odeurs, aux musiques, à des choses qu'en principe la photographie laisse pour compte ». 


 
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