Publié le
05/03/2020
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Le temps et l’espace dans les films de Sergueï Loznitsa

Le réalisateur Sergueï Loznitsa revient sur les thèmes présents dans ses films au cours d'une master classe organisée à la bibliothèque publique d’information en janvier 2020.


Dans le premier film documentaire de Sergueï Loznitsa, Aujourd’hui, nous construisons une maison (1996), plusieurs plans sont consacrés au ciel, à la terre et au soleil. Trois éléments dont le cinéaste se sert pour créer une sorte de « dialogue intérieur ».
L’univers du conte russe est convoqué dans La Vie, l’automne (1998), qui montre la tristesse du quotidien dans les campagnes. Une épigraphe annonçant les scènes à venir indique ainsi de manière littéraire que le film est basé sur le « sens du miracle », comme l'explique Loznitsa.
Dans L’Attente (2000), Loznitsa fait appel à ses souvenirs d’enfance, lorsqu'il attendait le train avec ses grands-parents. Il combine des plans concrets et des plans allégoriques pour amener les spectateurs à être dans le même état de léthargie que les personnes patientant dans la gare. Les plans statiques donnent l’illusion du temps qui s’écoule lentement. « C’est une allégorie sur le fonctionnement des pays slaves », explique le réalisateur. 
Le film La Colonie (2001) fonctionne également comme une allégorie du temps. Les plans sur la maison dans la brume provoquent des sensations d’attente et d’incompréhension. Sergueï Loznitsa rappelle que son film fait écho à San Clemente, de Raymond Depardon (1982), documentaire qui retrace lui aussi la vie quotidienne des patients dans un hôpital psychiatrique.

 
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