Cinéma
Laïla Pakalnina, attentive aux mouvements de la vie
La réalisatrice Lettone Laïla Pakalnina, maîtresse dans l’art du cadrage et du montage sonore, offre un regard sensible sur la vie en mouvement, dans la nature mais aussi dans l’espace urbain.
Diplômée de la VGIK, prestigieuse école de cinéma de Moscou, la réalisatrice lettone Laïla Pakalnina s’inscrit dans la génération des cinéastes baltes « de la transition », comme ses confrères lituaniens Šarūnas Bartas ou Audrius Stonys.Elle s’attache à filmer les mouvements de la vie. Ceux présents dans la nature comme les branches d’arbres chahutées par le vent (Le Premier Pont, 2020) ou les cascades d’eau (Waterfall, 2016) mais aussi dans un contexte urbain ou industriel : la circulation routière (Le Premier Pont), le flux des passager·es d’un bus (Terminus, 2024), les gestes répétitifs des ouvrier·ères d’une usine de fabrication de cuillères en plastique (La Cuillère, 2019).
Ses films témoignent d’« une rigueur presque mathématique du cadrage et du montage », comme le souligne Arnaud Hée, programmateur du cycle « Poétiques baltes : Estonie, Lettonie, Lituanie » organisé entre janvier et mars 2026 par la Cinémathèque du documentaire par la Bpi.
Laïla Pakalnina porte une attention toute particulière à la composition de ses plans, usant très souvent du surcadrage, en particulier dans Maisons (2016) où elle s’applique à réaliser des portraits de famille dans l’encadrement d’une fenêtre de leur habitation. Quant à ses paysages urbains, ils offrent des lignes verticales, horizontales ou des obliques, qui façonnent l’espace de manière géométrique.
Pour la cinéaste, « le film est une matière sensible en mouvement perpétuel », c’est pourquoi elle accorde une grande importance au montage, mais aussi au son.
Publié le 09/02/2026 - CC BY-SA 4.0
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