Publié le
22/02/2019
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Le jeu, naturellement éducatif ?

La rencontre organisée pour le cycle « Peut-on apprendre en jouant ? » le 7 janvier 2019 fait le point sur l’approche pédagogique du penseur allemand Friedrich Fröbel et sur les relations entre le jeu et l’éducation.


À la fin du 18e siècle, les penseurs romantiques allemands s’interrogent sur la valeur éducative du jeu. Ils s’inspirent principalement de Jean-Jacques Rousseau et de sa vision théorique de l’éducation de l’enfant. Le pédagogue allemand Friedrich Fröbel est l'un des premiers à donner une fonction pédagogique au jeu au sein des Kindergarten (les jardins d’enfants). Selon lui, si l’enfant n’est pas capable de lire ou d’écrire, l’apprentissage doit passer par un autre moyen comme la discussion, le jeu ou les travaux manuels. Fröbel a développé des matériels pédagogiques comme des blocs de construction géométriques et des activités pour enseigner aux enfants les formes et les relations trouvées dans la nature. Pour lui le jeu est « naturel », c’est à l’enfant de décider de la fonction d’un jeu.  

Selon Gilles Brougère, professeur en sciences de l’éducation, la relation entre jeu et éducation n’a pas de fondements scientifiques. Pour s’assurer de sa finalité éducative, les pédagogues transforment le jeu et lui donnent l’appellation de « jeu sérieux ».  « Au final, c’est l’enfant qui décide de la visée éducative du jeu », précise t-il à son tour. Il donne l’exemple des jeux « hybrides » où l’enfant organise son activité ludique avec un matériel spécifique comme les jeux de construction. En supprimant la consigne pédagogique dans les jeux, « l’apprentissage informel » redonne aux enfants la possibilité de trouver la fonction de base du jeu, celle de se divertir.





Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Peut-on apprendre en jouant ?"
 

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