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Appartient au dossier : Laïla Pakalnina, attentive aux mouvements de la vie Les motifs récurrents des cinéastes

Le cinéma de Laïla Pakalnina – Cadrer le mouvement de la vie
Les entretiens Balises

Quel rôle jouent le surcadrage dans vos films ? Pourquoi choisir les plans fixes pour filmer le mouvement de la vie ? Dans un entretien accordé à Balises en janvier 2026, à l’occasion du cycle « Poétiques baltes : Estonie, Lettonie, Lituanie » programmé par la Cinémathèque du documentaire par la Bpi, la réalisatrice lettone Laïla Pakalnina explique ses choix esthétiques.

La réalisatrice Laïla Pakalnina au Centre Pompidou, face caméra
Laïla Pakalnina au Centre Pompidou en janvier 2026 © Anne Bléger, Bpi

« Vous pouvez tout faire avec des plans fixes.

Vous pouvez réaliser un film uniquement avec des plans fixes, et oui, j’ai besoin de plans fixes pour montrer le mouvement »

Laïla Pakalnina

Pour Laïla Pakalnina, les plans fixes sont animés par des mouvements propres à la composition dans le cadre, au rythme donné par le montage et à la vie elle-même, captée par la caméra.

« Il ne faut pas courir après la vie, mais simplement attendre qu’elle se déroule, et parfois cela prend vraiment beaucoup de temps. Mais quelquefois, cela ne prend que quelques secondes, il suffit de rester au même endroit et d’attendre, et quelque chose finit forcément par arriver. »

Laïla Pakalnina

Ses choix esthétiques répondent ainsi à une nécessité d’être à l’écoute et à l’affût de ce qui advient dans un environnement donné, près d’une cascade (Chute d’eau, 2016), sous un pont (Le Premier Pont, 2020), dans une usine de fabrication de cuillères en plastique (La Cuillère, 2019) ou à un arrêt de bus (Terminus, 2024).


Cet entretien a été enregistré au Centre Pompidou le 10 janvier 2026, en partenariat avec l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Entretien préparé et mené par : Jade Laurendeau.
Réalisation et montage : Anne Bléger.
Image et son : Maxime Dahlem.
Assistance technique : Lina Le Bourgeois.

Extraits des films de Laïla Pakalnina :
Quarante-deux (2014) © Laïla Pakalnina / Hargla Company.
Chute d’eau (2016) © Laïla Pakalnina / Hargla Company.
Le Premier pont (2020) © Laïla Pakalnina.
Maisons (2021) © Laïla Pakalnina / Hargla Company.
Terminus (2024) © Laïla Pakalnina / Hargla Company.

Extrait de film supplémentaire :
Le Repas de bébé (1895) © Louis Lumière.

La Bpi remercie chaleureusement la réalisatrice Laïla Pakalnina, la Maison de production Hargla Company ; Jade Laurendeau et Maxime Dahlem, étudiant·es en Master Cinéma et audiovisuel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, leurs professeur·es Sarah Leperchey, Camille Bui et José Moure. Merci également à Arnaud Hée et à Lina Le Bourgeois de la Cinémathèque du documentaire par la Bpi. Merci au Centre Pompidou.

Publié le 12/02/2026 - CC BY-SA 4.0

© Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Master Cinéma et audiovisuel de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le Master Cinéma et audiovisuel de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose une formation en études cinématographiques qui se définit par une triple orientation : pratique, théorique (esthétique, théorie du cinéma, analyse de la création cinématographique) et professionnelle (métiers du cinéma et de l’audiovisuel).

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