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Claude Simon : la facture de l'oeuvre

Fidèle à sa formation de peintre, Simon cherche une forme qui puisse concilier la simultanéité d’une oeuvre visuelle avec la linéarité de l’écriture. A partir de La Route des Flandres, il se met à écrire sans plan prémédité, par fragments qu’il cherche ensuite à monter dans une forme cohérente et équilibrée.
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« Avant que je me mette à tracer des signes sur le papier il n’y a rien, sauf un magma informe de sensations plus ou moins confuses, de souvenirs plus ou moins précis accumulés, et un vague – très vague – projet. »

Claude Simon, Préface d’Orion aveugle,  1970

Page manuscrite de La Route des Flandres

Il s'agit d'un premier jet d’une page de La Route des Flandres. Simon écrit à la main. Puis il élabore son texte en le tapant, le corrigeant et le retapant. Des souvenirs et des imaginations visuels alimentent son écriture. Les longues phrases avancent en tâtonnant.

Page manuscrite de La Route des Flandres, chancellerie des Universités de Paris, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris

 

Plan manuscrit pour le dernier chapitre d’Histoire

Pour organiser au mieux la reprise périodique de personnages et de motifs, Simon leur attribue des couleurs. Le roman glisse par association entre des histoires parallèles et contrastées.


Plan manuscrit pour le dernier chapitre d'Histoire, chancellerie des Universités de Paris, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Paris
 
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