Publié le
30/04/2019
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Quelles formes d'autonomie pour le patient en psychiatrie ?

La rencontre « Trente ans de réformes de la psychiatrie, pour quel avenir ? », qui a eu lieu le 1er avril 2019 à la Bibliothèque publique d’information, dresse le bilan de la clinique psychiatrique depuis la suppression de l’internat pour les médecins en 1986 jusqu’à l’apparition des soins sélectifs et individualisés en 2005.
 

Avec la disparition de la clinique psychiatrique, Valérie Pera Guillot, psychiatre et psychanalyste, parle d’une « centralisation croissante des soins ». Elle précise que le recours à l’hospitalisation diminue avec la création en 2005 d’équipes mobiles spécialisées dans l’aide aux personnes autistes, aux personnes âgées et aux jeunes. La « télépsychiatrie », apparue dans les années cinquante en Amérique du Nord, permet désormais de réaliser de plus en plus de consultations individuelles à distance. L’aspect relationnel est laissé aux infirmiers, aux aides-soignants et aux personnels de ménage par manque de temps et de formation des psychiatres. 

La psychiatrie se tourne actuellement vers la notion d’« empowerment ». Cette méthode de soin des années quatre vingt-dix est réintroduite dans l’actualité par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Elle la définit comme la prise en charge du patient, de sa santé et de sa destinée économique et professionnelle par lui-même.

Xavier Gommichon, psychiatre, praticien hospitalier, fait référence au syndrome de la « porte tournante » avec des patients qui viennent régulièrement en institut sur des périodes très courtes. Cette problématique s’aggrave et ne concerne plus seulement les patients « hospitalophiles ». Il conclut que « la psychiatrie doit être guidée par le souci de l’autre » afin qu’elle ne devienne pas un « guichet ». 

 




Rencontre organisée dans le cadre du cycle « Psychiatrie, psychanalyse et malaise social »
 

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