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Brève

5% de la population mondiale ne perçoit pas les odeurs

Dans le cadre du cycle "Place aux revues", la Bibliothèque publique d'information propose une soirée dédiée à l’odorat, en collaboration avec la revue Nez. Or, saviez-vous que près de 10% de la population mondiale souffre de troubles olfactifs ? La moitié des personnes concernées ne perçoit même aucune odeur.
Epices : cardamome, cannelle, réglisse
Photographie d'Erwan Esry, [CC0] via Unsplash
La perte totale de l’odorat porte un nom : l’anosmie. Si l’ensemble de la population mondiale est susceptible d’être atteinte, ces troubles touchent plus particulièrement les personnes de plus de soixante ans, et celles qui sont atteintes de maladies neurodégénératives.
D’autres facteurs peuvent néanmoins déclencher l’anosmie. La première cause est infectieuse : la perte de l’odorat peut survenir après une rhinite, virale ou allergique, ou lors d’une atteinte des sinus telle qu’une tumeur. Dans d’autres cas, l’anosmie est la conséquence d’un choc traumatique, particulièrement si celui-ci a lieu à l’arrière de la tête. Enfin, un troisième facteur fréquent est d’ordre génétique. Dans ce cas, l’anosmie se trouve souvent liée à d’autres pathologies.

Ce phénomène a plusieurs conséquences. En premier lieu, il met en danger physique les hommes et les femmes qui en souffrent. Il devient en effet impossible pour eux de percevoir une odeur de brûlé, de produit chimique, ou de nourriture avariée. Cependant, les répercussions les plus importantes sont d’ordre psychologique et social. 25 à 30% des patients atteints d’anosmie présentent des symptômes dépressifs, liés par exemple à la perte du plaisir de manger, mais aussi aux troubles de l’attachement, du désir et de l’empathie, qui fondent nos relations au quotidien.

Dans de nombreux cas, l’anosmie s’avère impossible à soigner. Si elle provient d’une inflammation du nez ou des sinus, néanmoins, un bref traitement à la cortisone peut améliorer les sensations du patient. Plusieurs études ont par ailleurs donné des résultats encourageants chez des personnes souffrant d’une perte au moins partielle de l’odorat, entraînées de manière quotidienne à sentir plusieurs odeurs récurrentes : plus d’un quart d’entre elles ont déclaré reconnaître au moins quatre odeurs différentes après douze semaines d’entraînement.
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