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Brève

1 000 milliards d'espèces de micro-organismes

1 000 milliards, c’est le nombre d’espèces de micro-organismes recensés lors d’une étude menée par deux biologistes de l’université d’Indiana. Un résultat rendu possible notamment grâce à l’essor de la métagénomique, un nouvel outil d’analyse du vivant.
Le cycle de rencontres "Le vivant revisité", qui se tient à la Bibliothèque publique d’information jusqu'au 4 décembre 2017, aborde, entre autres, ces évolutions technologiques extraordinaires.
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ADN © Stocklib - Andrea Danti
Deux chercheurs de l'université d'Indiana se sont attelés à un travail colossal : analyser les données recueillies lors de l'expédition Tara Oceans menée entre 2009 et 2013. Le résultat est stupéfiant : ils découvrent des millions d'organismes, du microscopique au plus grand, qui composent notre biodiversité. L'apparition de la métagénomique leur permet d'approfondir leurs recherches et de comptabiliser 1 000 milliards d'espèces de micro-organismes.

La métagénomique est l’étude des génomes dans leur environnement naturel. Elle permet de recenser et d’examiner des micro-organismes dans les milieux marins, terrestres ou humains, sans avoir à les isoler et les mettre en culture. Les données issues de ces études sont ensuite traitées et analysées par des équipes pluridisciplinaires comprenant des mathématiciens, des informaticiens, des statisticiens et des biologistes.

La métagénomique est un exemple parmi d’autres des bouleversements qui touchent la biologie depuis le début du 21e siècle. De nouvelles technologies font leur apparition au sein des sciences du vivant et offrent aux chercheurs des champs d’explorations extraordinaires. Par ailleurs, un mariage des sciences du vivant avec les technologies de l’information, mais aussi un dialogue avec les sciences humaines et sociales, favorisent un développement inédit et fructueux de la recherche.

Ce contexte de grandes découvertes promet des avancées à court terme, par exemple en médecine préventive. Mais surtout, il permet de renforcer et d’élargir les connaissances que les scientifiques ont du vivant. Il participe alors de la compréhension du monde et de son fonctionnement. 
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