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Appartient au dossier : Voyager autrement

74 % des actifs utilisent leur voiture pour aller travailler

Malgré les critiques sur son impact écologique, la voiture reste en France le moyen de transport le plus utilisé par les actifs. À l’occasion de la rencontre « Transports et environnement », en mai 2021 à la Bpi, Balises vous présente quelques éléments de réflexion sur cet usage.

Embouteillage dans une rue d'une ville
Photo de shun idota sur Unsplash – CC0

Un usage encore massif de la voiture

En rejetant en moyenne 50 grammes de CO2 par kilomètre et par passager, les voitures, même si elles ont réduit sensiblement leurs émissions de CO2, restent en tête des moyens de transport les plus polluants. À titre d’exemple, le tramway émet 2,2 grammes au kilomètre par passager et le train 14 grammes.

Pourtant, selon une étude de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) publiée en 2021, 74% des 25 millions d’actifs qui doivent se déplacer pour travailler utilisent leur voiture quelle que soit la distance à parcourir. Logiquement, le recours au véhicule personnel augmente avec la longueur du trajet à effectuer : 60 % des actifs se déplacent en voiture pour des trajets inférieurs à 5 km, 77 % l’utilisent pour des distances comprises entre 5 et 15 kilomètres et 85 % entre 25 et 30 kilomètres. 

L’usage de la voiture varie aussi en fonction du lieu d’habitation : en zone rurale, 90 % des actifs utilisent leur voiture pour rejoindre leur travail. Sans surprise, dans les grandes villes et leurs proches banlieues qui proposent des réseaux de transports plus denses, l’usage des transports en commun fait baisser la part de l’automobile : en Île-de-France, 44 % des actifs utilisent métro, bus, tramway, RER ou train pour aller travailler.

Des alternatives compliquées à mettre en place

Sortir de l’usage massif de la voiture nécessite plus qu’un changement de mentalités. Les déplacements étant facilités par la voiture, au fil des années, la distance entre lieu d’habitation et lieu de travail a augmenté et c’est toute la société qui s’est organisée autour de cette nouvelle mobilité. Désormais, c’est donc l’organisation même des territoires qui pose problème. Le développement des transports en commun est sans doute une partie de la solution, en particulier dans les grands centres urbains. La marche et le vélo sont aussi encouragés, et peuvent être une solution pour des trajets inférieurs à 5-10 km, pour lesquels la voiture est encore largement utilisée. Le covoiturage est un autre des scénarios à l’étude. Actuellement, 900 000 personnes y ont recours quotidiennement, mais le gouvernement envisage que 3 millions d’usagers pourraient utiliser le covoiturage d’ici 2024. 

Publié le 17/05/2021 - CC BY-SA 4.0

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