Publié le
15/02/2019
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Pour garder une trace de Beyrouth

Zeina Abirached est invitée à la Bpi le 2 février 2019 pour les Samedis de la BD. Elle s’exprime sur ses influences, son parcours de dessinatrice et sur l’importance de Beyrouth dans ses bandes dessinées.


C’est par la bande dessinée franco-belge (Astérix, Tintin, Gaston Lagaffe...) que Zeina Abirached a découvert le dessin et la « lecture texte-image ». Elle s’est intéressée à Tardi, David B., Loustal pour le cadrage et la sensibilité de la mise en scène et à Marc-Antoine Mathieu pour sa technique de « l’anti-case » (espace vide dans une planche).    
Dans Beyrouth Catharsis, Le Piano oriental et Mourir, partir, revenir - c’est le jeu des hirondelles, Zeina Abirached réalise un travail de mémoire sur sa ville natale Beyrouth, des années cinquante à quatre-vingt. « À Beyrouth, le parti pris a été d’effacer toutes les traces de la guerre civile débutée en 1975 », rappelle-t-elle. Pour son récit axé sur le quotidien de sa famille et des civils, elle opte pour un dessin en noir et blanc. Elle précise que « l’image en noir et blanc est synthétique, graphique et permet au lectorat de se projeter ». Cette absence de couleurs est une manière d’exprimer une certaine « privation », vécue pendant son enfance. Au final, la dessinatrice construit un imaginaire sensible avec une économie de moyens. Elle joue avec des motifs à la manière d’une « dentellière » et sa technique du noir et blanc suggère « des ombres chinoises ».

 



Rencontre organisée dans le cadre du cycle "Les jeudis de la BD"


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CC BY-NC-SA 4.0