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Appartient au dossier : Beaubourg, les génies du lieu : feuilletons !

Beaubourg, les génies du lieu 4 : le code couleur

Le 31 janvier 1977, un ovni architectural est inauguré sur le plateau Beaubourg. « Ça va faire crier ! », prédit Georges Pompidou, à l’initiative du nouvel édifice provocateur. Quarante ans après, c’est le temps de la reconnaissance des génies du lieu qui n’ont rien perdu de leur profonde originalité et de leur modernité. 

Les couleurs de la facade du Centre sur une vue éloignée
Vues éloignées façade est. Photographe : G. Meguerditchian (2001) | [CP_42] © Centre Pompidou – MNAM-CCI – Bibliothèque Kandinsky – G. Meguerditchian

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Le Centre Pompidou, un jouet dans la ville

« … comme une fois qu’il sera terminé, il ne faut pas s’imaginer qu’on le repeindra tous les trois ans, il faut éviter toutes les couleurs criardes dont on se lasse vite  ».  
(Georges Pompidou)

En 1974, la présentation d’une maquette toute blanche du Centre Beaubourg déçoit le président Georges Pompidou qui exprime alors sa volonté de couleurs :

« Si donc on veut aller vers un duo marron et bleu, je suggère un marron et bleu clairs ou un gris bleu pâle dont on peut trouver le modèle dans les lithographies de Braque ».

C’est à sa demande qu’un comité d’artistes se rassemble avec pour mission de lui apporter de la couleur, notamment Victor Vasarely et Jean Dewasne, maître de l’abstraction constructive. Rassemblés avec les architectes dans l’atelier de ce dernier, le comité est allé bien au-delà du souhait du président ! En voyant l’arrangement coloré de l’atelier avec ces tuyaux peints de couleurs pures et ses Antisculptures polychromes, il leur sembla soudain évident à tous : le Centre Pompidou sera coloré ! Et Jean Dewasne de s’écrier « Ainsi Beaubourg est devenu ma plus grande Antisculpture ! ».

Le code couleur du Centre Pompidou participe au concept de mécanique ludique, de gros jouet posé dans la ville, identifiant clairement l’édifice avec une palette de couleurs primaires qui lui restera exclusive : bleu pour la climatisation ; rouge pour la circulation, escaliers mécaniques, ascenseurs, monte-charge ; vert pour l’eau ; jaune pour l’électricité, le blanc étant réservé aux éléments de structure.

A lire en ligne

Comment ça tient, comment ça fonctionne, un dossier pédagogique réalisé par le Centre Pompidou.

Publié le 13/02/2017 - CC BY-NC-ND 3.0 FR

Sélection de références

Centre Pompidou, trente ans d'histoire : 1977-2007


Ed. du Centre Pompidou, 2007

Retour sur l’histoire du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou confrontant son évolution à ses utopies fondatrices. La transformation du paysage culturel et artistique national et international est abordée à travers différents thèmes : rapports art et politique, patrimoine et transmission, lieux et publics…

À la Bpi, niveau 3, 7.3(441.1) POMP

Jean Dewasne : exposition, Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, 22 mars-9 juin 2014


Somogy, 2014

Jean Dewasne (1921-1999) est une des figures majeures de l’abstraction constructive. Ses œuvres monumentales marquent son rejet du réalisme et son désir de faire évoluer l’art contemporain, à l’image de ses antisculptures, assemblages de pièces de véhicules peintes de couleurs vives. Il est à l’origine de la palette de couleurs du Centre Pompidou.

À la Bpi, niveau 3, 70″19″ DEWA 2

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