Podcast / Son

Appartient au dossier : Par Effractions, le podcast littéraire de la Bpi, saison 2

Par Effractions S02 #4 – Bertrand Guillot

Dans cet épisode du podcast littéraire « Par Effractions », Lauren Malka rencontre Bertrand Guillot dans les locaux de la Bpi pour évoquer trois livres qui entrent en résonnance avec son nouvel opus, Querelle à la française.

Bertrand Guillot est romancier, traducteur et professeur d’histoire. Après le succès de son roman L’Abolition des privilèges qui a pour cadre la Révolution Française, il poursuit son voyage dans les archives. Querelle à la Française, paru aux éditions Les Avrils en janvier 2026, se tient dans le Paris intellectuel du 15e siècle en pleine ébullition, et redonne vie à la toute première polémique publique de la littérature française qui a opposé Christine de Pizan et Jean de Montreuil autour du Roman de la Rose. C’était en 1401, mais le miroir tendu à notre époque est troublant. Dans cet ouvrage, l’auteur invite à penser les travers de notre temps par le truchement d’une histoire résolument incarnée. Avec érudition et humour, il dépoussière la vision que nous avons du Moyen Âge.

Dans les rayonnages de la bibliothèque, en compagnie de Lauren Malka, Bertrand Guillot sélectionne trois œuvres qui ont une résonnance toute particulière avec Querelle à la Française : Sulak de Philippe Jaenada, le premier tome de La France, les Femmes et le Pouvoir, intitulé L’Invention de la loi salique (5e-16e siècle), d’Éliane Viennot et bien sûr Le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meung.


Présentation et réalisation : Lauren Malka
Musique originale : David Federmann
Pilotage et coordination Bpi : Hélène Becquembois
Enregistré à la Bpi, bâtiment Le Lumière, le 1er avril 2026.

Publié le 11/05/2026 - CC BY-SA 4.0

L'œuvre de Bertrand Guillot

Querelle à la française

Bertrand Guillot
Les Avrils, 2026

Paris, 1401. Parmi les théologiens, les astrologues ou encore les écrivains qui jalonnent la capitale, Christine de Pizan et Jean de Montreuil se livrent une querelle épistolaire à propos du Roman de la Rose, un texte que la première juge dégradant envers les femmes tandis que le second le tient pour un joyau de subtilité. Ils nourrissent un débat entre conservateurs et progressistes.

À la Bpi, 840″20″ GUIL.B 4 QU

L'Abolition des privilèges

Bertrand Guillot
Les Avrils, 2022

C’est un État en déficit chronique, où les plus riches échappent à l’impôt. Un régime à bout de souffle. Un peuple à bout de nerfs, qui réclame justice et ne voit rien venir. Un pays riche mais bloqué, en proie aux caprices d’un climat déréglé. Telle est la France à l’été 1789. Jusqu’à ce qu’en une nuit, à Versailles, tout bascule. C’est la Nuit du 4 août.

À la Bpi, 840″20″ GUIL.B 4 AB

La sélection de Bertrand Guillot

Sulak

Philippe Jaenada
Julliard, 2013

Bruno Sulak fut, au début des années 1980, l’homme le plus recherché de France. Il défraya la chronique et séduisit tous ceux qui croisèrent sa route jusqu’à celui qui mit fin à sa cavale. Ce roman, construit sous forme d’anecdotes croisées, permet de suivre l’évolution des différents personnages qui vont s’associer au cambrioleur.

À la Bpi, 840“20” JAEN 4 SU

La France, les Femmes et le Pouvoir. T1 : L’Invention de la loi salique (5e-16e siècle)

Éliane Viennot
Perrin, 2006

Ce volume revisite les onze siècles qui vont de la fondation du royaume par les Francs Saliens, pères prétendus de la fameuse « loi salique » empêchant les femmes d’hériter et de transmettre la Couronne, jusqu’à la prise du pouvoir par Henri IV, parvenu sur le trône au nom de cette disposition. Il met en lumière l’extraordinaire mélange de travail, d’ingéniosité et de hasard qui aboutirent à la fabrication puis à l’adoption de cette imposture. Il révèle l’étonnante résistance de larges secteurs de la société française aux « progrès » de la domination masculine. [Résumé de l’autrice]

À la Bpi, 944-3 VIE Ve-XVIe

Le Roman de la Rose

Guillaume de Lorris et Jean de Meung
Garnier Flammarion, 1999

Dans les années 1230-1240, Guillaume de Lorris composa un poème de 4 068 vers qui connut un tel succès que, quarante ans plus tard, Jean de Meung le compléta d’environ 18 000 vers. Ces deux textes réunis constituent Le Roman de la Rose, véritable bréviaire de l’art d’aimer. L’histoire en est simple : un jeune homme, dans un verger, découvre un bouton de rose et veut le cueillir. Au-delà de ce sens littéral se déploie toute la richesse symbolique de l’allégorie. La Rose représente à la fois la beauté de la femme et l’épanouissement de la jeunesse, le raffinement et la grâce, l’amour terrestre et divin, le désir et l’impossible perfection à atteindre. La Rose ne sera pas cueillie. Il ne suffit pas que l’Amant ait souffert le long apprentissage de l’amour, qu’il ait résisté aux discours de Raison, aux commérages de Malebouche, qu’il ait éliminé enfin tout ce qui s’oppose à son progrès spirituel ; il faut encore, au terme du chemin, qu’il sache renoncer à l’objet même de sa quête pour que celle-ci se poursuive inlassablement. [Résumé de l’éditeur]

À la Bpi, 840”12” GUIL.L 4 RO (édition bilingue)

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