Que disent les textes en matière d’anglicisme dans la publicité ?
En réponse à votre demande, voici les grands axes que je vous propose d’étudier :
– les ressources bibliographiques sur la question du franglais
– le contexte de la loi relatif à l’usage de la langue française
– des points de vue sur ces usages
-panorama de presse
Les ressources bibliographiques qui vous permettront de mieux connaître votre sujet
Un classique :
Parlez-vous franglais ?
René Etiemble, Gallimard, 1991
À la Bpi, niveau 3, 840″19″ ETIE 4 PA
Le Plurilinguisme dans la publicité
Stefanie Lemaire, Cuvillier, Göttingen (Allemagne), 2000
À la Bpi, niveau 3, 808.1 LEM
En particulier le Chapitre I- Plurilinguisme, un phénomène universel, (le franglais, pages 91-114)
J’ai également interrogé le Sudoc (Système Universitaire de Documentation) : catalogue collectif français qui vous permet de trouver toutes les localisations du document recherché, des détails sur la durée de conservation (pour les périodiques) ainsi que les conditions de prêt et d’accès selon les établissements.
On ne parle pas franglais [Texte imprimé] : la langue française face à l’anglais
Paul Bogaards
lien vers le sudoc
Les Anglicismes en cours d’introduction dans la langue française [Texte imprimé] : typologie et analyse
Nathalie Vibert ; sous la direction de M. Pergnier
vers la notice
Quelques références en matière de législation sur l’usage de la langue en publicité
- La loi nº 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, plus connue sous le nom de loi Toubon (ministre de la Culture de l’époque) destinée à protéger le patrimoine linguistique français.
- Exposé : Présentation générale de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française [sur le site Avenir de la Langue Française]
Extrait : » la loi prévoit l’emploi obligatoire du français ou de traductions en français dans tous les messages publicitaires et émissions des services de radio et de télévision (…) la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est modifiée afin de renforcer les obligations incombant aux chaînes de radio et de télévision en matière de langue française et de francophonie «
- Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française, Ministère de la Culture et de la communication: chap. V. Les médias audiovisuels 1. L’action du Conseil supérieur de l’audiovisuel
- Bilan « Publicité et langue française » de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité et de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France
Anglicismes et franglais : débats autour de l’application de la loi et du phénomène d’anglicisation
- Sur Slate.fr : Webmagazine proposant analyses, enquêtes et commentaires sur l’actualité
« Franglais et anglicismes : quand le français se met à parler anglais », de Micha Cziffra, 18.03.2013
lire l’article
La loi Toubon a aussi rendu obligatoire l’utilisation du français dans la publicité. Ainsi, les supports publicitaires sur lesquels apparaissent des slogans ou des textes utilisant des mots en anglais doivent « impérativement » en donner la traduction (qui apparaît généralement en petits caractères et précédée d’un astérisque). Mais les industriels peuvent tout à fait créer des noms de marques en anglais – une manière de contourner cette loi à l’évidence difficilement applicable. A titre d’exemple, le groupe Bouygues Telecom a pu lancer, sans traduction et sans être inquiété par la justice, son service B&You. Son concurrent SFR, lui, vient « carrément » de créer « DUAL CARRIER » pour les gens « 4G Ready ».
- Sur le site du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : « Langue française – Anglicismes : « Que fait le CSA ? » La Lettre du CSA n° 180 – Janvier 2005
- Sur le site Le Devoir : quotidien d’information publié à Montréal, au Québec (Canada) « Publicité en France – Peu d’anglicismes, mais l’environnement tend à s’angliciser« , par Christian Roux, 22.12.2009 lire cet article
(…) selon une étude réalisée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité et la Délégation générale à la langue française moins de 4 % des publicités françaises utiliseraient des anglicismes (…) Par contre, environ 12 % auraient un environnement, une musique ou un nom de marque en anglais. Dans les deux cas, l’étude note une progression de l’anglais.
- Sur le site Prospérité et partage : site de recherches économiques et sociales, Franglais et autres anglicismes, chevaux de Troie de l’hégémonie libérale anglo-saxonne, par Janpier Dutrieux [2008]
Sur le site Atlantico : site d’information français de type pure player, uniquement disponible sur internet et gratuit, fondé sur les revenus publicitaires [lancé depuis 2011]
Le franglais va-t-il détruire la langue française ?, par François Hauter, 11.08.2012 : l’auteur du livre « Le bonheur d’être français » revient sur le phénomène d’anglicisation et sur ses conséquences désastreuses pour la langue.
Franglais : à chaque tribu sa langue« , par Laurence Lasserre, 25.11.2011
Panorama de presse et interrogation de bases spécialisées
EUROPRESSE (abonnement souscrit par la Bpi), agrégateur de presse française et étrangère en texte intégral, multilingue de types divers : journaux (dont 167 français), revues, magazines, dépêches, blogs, biographies.
« Le jargon du management se banalise dans l’entreprise », Le Figaro Entreprises & emplois, lundi 23 avril 2012, p. 1
Des anglicismes techniques aux mots qui sonnent parfois un peu creux, le langage des managers nécessite de plus en plus une petite explication de texte.- « Ne dites pas à David Guetta qu’il est devenu platiniste », Mélina Gazsi, Le Monde – Communication, jeudi 20 octobre 2011, p. 2
- « Sus à l’anglo-américain », Antoine de Font-Réaulx, La Revue Parlementaire, no. 949: Activités parlementaires, vendredi 1 mars 2013, p. 19
« Fidèle au poste Le drive en live », Le Priol Pierre-Yves, La Croix, no. 39474 Culture, lundi 7 janvier 2013, p. 22
» Le Conseil supérieur de l’audiovisuel épingle régulièrement les mauvais usages du français sur nos antennes et y traque la banalisation des anglicismes. Car non seulement les chaînes reprennent ceux-ci sans discernement (buzz, look, challenge, coach, etc.), mais elles cèdent également à cette manie pour ce qui les concerne elles-mêmes. Ainsi un programme diffusé en direct devient un « live », un rendez-vous de débat se transforme en « talk-show », une émission matinale se fait appeler le « morning » (quand ce n’est pas le « morning live » !). Pour répondre aux plaintes du public à ce sujet, un colloque en forme d’état des lieux sera organisé par le CSA vers le milieu de l’année. Disons-le d’ores et déjà : ce n’est pas seulement d’un petit « buzz » distrait que ce rendez-vous aura alors besoin, sur les ondes, mais (en français) d’un grand et puissant… ramdam «
CAIRN (abonnement souscrit par la Bpi) : Portail de revues de sciences humaines
- Gastinel Valérie, Levalet Catherine, « Marques et slogans étrangers : que faut-il traduire ? », LEGICOM, nr. 9, mars 1995, p. 57-60
Résumé : Les difficultés pratiques de la mise en œuvre de la législation nécessitent une précision de son champs d’application et la prise en compte des effets juridiques de la traduction, sur la distinctivité d’une marque par exemple ou encore en cas de contrefaçon. lire l’article de legicom
- Bogaards Paul, « Le château de cartes de la défense de la langue française », Le Débat, nr. 144, février 2007, p. 177-192 pour consulter l’article
Cordialement,
Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information
Publié le 20/06/2014 - CC BY-SA 4.0
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